Petit Chaperon Sanglant
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Il était une fois un Petit Chaperon Rouge… Oh excusez
moi, je parle de moi ! Je suis donc une petite fille qui a peur
de tout.
Je m’appelle le Petit Chaperon Rouge car ma
grand-mère, il y a maintenant trois ans, m’a
tricoté un chaperon blanc…
Malheureusement il est tombé dans du sang. En effet, elle
était venue à la maison pour manger le lapin
qu’elle venait d’égorger au dessus de la baignoire.
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Moi, curieuse comme tout, j’étais allée voir ce qui
se passait.
Malheureusement je suis tombée dedans.
On a bien
essayé de laver mon chaperon mais il reste toujours couleur de
sang.
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Voilà pourquoi on me surnomme le Petit Chaperon Rouge.
J’habite dans une jolie petite maison couverte de tuiles rouges
avec un joli jardin rempli de fleurs.
Hélas, il faut vous dire
que les maisons qui m’entourent sont, paraît-il, hantées.
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Je vais vous raconter l’histoire qu’il m’est
arrivée dimanche dernier lorsque je suis partie voir comment ma
grand-mère se portait.
Je devais lui ramener son dentier et du
sang de lapin dans une bouteille de vin, pour en faire du boudin.
J'étais donc partie vers trois heures de
l’après-midi pour aller chez ma mère-grand.
Je marchais dans un paquet de feuilles aux couleurs de l’automne
lorsque je vis un magnifique cèpe autour duquel tournait une
limace orange.
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Un peu plus loin, j’aperçus une
châtaigne grosse comme une fraise, puis je vis une biche avec de
magnifiques taches blanches.
Je la suivis et soudain j’entendis
des bruits de pas.
Je ne bougeais plus…
Bientôt
j’aperçus une ombre. J’étais
pétrifiée.
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Je sursautais quand une voix me dit :
" - Que fais tu ici, le soleil se couche ?
- Je vais voir ma mère-grand ! répondis-je à l’homme qui me parlait
- Je suis un chasseur, tu devrais partir. Depuis quelques temps, la
forêt n’est plus très sûre. Je dois m’en
aller, va-t’en maintenant !
- Oui monsieur, mentis-je."
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J’avais remarqué qu’il avait une cicatrice sur le
visage.
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Le chasseur partit d’un côté et moi de
l’autre. Je continuais ma cueillette sans plus m’occuper
des paroles du chasseur.
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Je ramassais des champignons, je shootai dans
les feuilles, je cherchais des fruits des bois pour ma collection, je
grimpais sur un arbre pour y cacher mon butin, je m’asseyais sur
une branche pour y lire…
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Tout à coup, je vis la pleine lune dans le ciel au-dessus de
moi.

Il faisait nuit ! ! J’entendis alors un cri affreux et
immédiatement après, j'aperçus un loup-garou .
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Je pensais au chasseur en voyant la cicatrice
qu’il avait sur le visage. Il faisait le double de ma taille, il
avait le poil noir, hérissé, les yeux injectés de
sang, les babines sanguinolantes, il avait l’air affamé,
terrifiant.
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Il partit en direction de chez ma mère-grand au
galop. Il était déjà sept heures cinq du soir. Un
hibou se posa sur mon épaule. Je courus chez ma
mère-grand, la peur au ventre. Quelques minutes plus tard,
j'arrivais devant une maison aux volets clos, d’où
filtrait une lumière jaune. Plus j’avançais, plus
j’avais peur et plus il y avait de bruit.
Je vis de nouveau le
hibou, de grosses chauves-souris ainsi que des corbeaux aux yeux
jaunes foncer sur moi. Je courus et glissai sur une flaque
gelée. J’étais pétrifiée !
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Je vis la
lumière de la maison de ma grand-mère
s’éteindre.
J’entendis un cri qui
s’arrêta soudain et c’est alors que je vis la maison
se soulever de terre .
Le toit s’ouvrit et s’envola.
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Du
sang gicla partout .
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J’entendis hou, hou, hou !!! On aurait dit un
hurlement de loup… Je repensai au loup-garou. La maison retomba
sur le sol. J’avançai alors devant la porte
d’entrée. Je toquai. J’entendis une voix lugubre
dire :
" - Tire la poignée rouillée et le mur
s’enfoncera."
J’entrai alors dans la maison
qui semblait hantée. Je découvris un gros trou devant
moi.
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Je vis deux énormes bêtes avancer vers moi, puis
brusquement faire tomber la bougie qui se trouvait sur un meuble. Je
fus plongée dans l’obscurité. Tout à coup,
une autre bougie s’alluma dans la chambre de ma
grand-mère. J’avançai tout doucement puis je
m’arrêtai : une marmite avec un liquide rougeâtre me
barrait la route et trois chauves-souris se balançaient au
dessus de ma tête .
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C’est alors que j’aperçus
une forme dans le lit de mère-grand :
"- Oh grand-mère que tu as de grands yeux rouges, dis-je en tremblant.
- C’est pour mieux te transpercer mon enfant !
- Oh grand –mère que tu as de grandes dents !
- C’est pour mieux te dévorer ! "
Le loup garou se jeta alors sur moi et m’avala comme un fou furieux !
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C’est à ce moment là que je me réveillai.
J’étais en sueur, mais je vis que j’avais du sang
sur les mains…
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